Urbanisme forcé, écologie hors sol : le cadre de vie des Orlysiens en danger !
- Patrick Bourgeois
- 21 janv.
- 2 min de lecture
Madame, Monsieur,
À Orly, près de 4 600 logements neufs sont programmés d’ici 2035. Ce chiffre, à lui seul, interroge. Car derrière les slogans flatteurs — “écologie”, “ville verte”, “avenir” — se cache une réalité plus complexe, parfois plus rude.
Ces projets représenteraient une hausse de près de 50 % de la population actuelle. Une transformation d’une ampleur inédite, menée à marche rapide, sans véritable dialogue avec les habitants.
Pourtant, les infrastructures locales sont déjà mises à l’épreuve :
écoles vieillissantes,
transports saturés,
équipements de santé insuffisants.
Rien n’indique aujourd’hui que la ville soit prête à absorber un tel choc démographique.
Il n’y a pas eu d’étude d’impact rendue publique. Pas de concertation digne de ce nom. Quelques réunions descendantes ne peuvent remplacer une vraie démarche participative.
Ce n’est pas rendre service à l’avenir que de prendre des décisions aussi lourdes sans en mesurer toutes les conséquences.
Les espaces verts promis sont bien en deçà des recommandations internationales. Et quand ils existent, ils sont trop souvent privés, dispersés, incapables de compenser l’artificialisation des sols, la pression routière, ou les nuisances aéroportuaires.
Le développement ne doit pas se faire contre, mais avec. Avec les habitants d’aujourd’hui, avant de penser à ceux de demain. Avec une vision claire des besoins en logements, mais aussi en services publics, en commerces de proximité, en sécurité, en lien social.
L’écologie ne peut être une façade. Elle doit être une exigence, lucide et appliquée.
Je crois, profondément, que le changement peut être une chance. À condition d’être maîtrisé, concerté, responsable.
C’est pourquoi nous demandons une pause. Non pour renoncer, mais pour réfléchir avec vous !
Une pause pour mettre à plat les projets en cours. Pour consulter, pour auditer, pour redonner la parole à celles et ceux qui vivent ici. Et pour réinvestir dans ce qui fonde une ville vivable : l’école, la santé, la culture, la tranquillité publique.
On ne bâtit pas une ville sur des slogans. On la construit avec ses habitants, pas contre eux.
Patrick Bourgeois

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